Les injonctions parentales permanentes

La pression sur les femmes dans la société est déjà problématique et me pose question depuis bien longtemps, mais en devenant maman j’ai trouvé ça encore pire. 

Crédit photo : Drôles de Mums

Déjà il y a l’avant, l’éternel débat, avoir des enfants, ne pas en avoir, en avoir 1, 2, 3, 4, 5, etc. Personne n’est jamais d’accord  (et encore heureux, manquerait plus qu’on ait tous la même vie), et la pression est plus particulièrement accentuée pour les femmes (en particulier celles qui n’en veulent pas). 

Puis il y a la grossesse, et les “conseils” qui ressemble plus à des jugements qu’à autre chose. “Tu devrais pas faire du sport / tu devrais en faire”. Et autres super conseils très très médicaux ! Mon préféré a été le conjoint d’une amie qui avait pris un peu trop de poids pendant sa grossesse et qui m’a dit en fin de grossesse qu’il fallait absolument arrêter les sucreries (merci mais j’ai déjà un médecin hein, et il m’a rien dit la dessus parce que je mange équilibré donc si j’ai envie de me faire un muffin au chocolat je fais ce que je veux !). 

En fait notre corps devient un peu la propriété des autres à cette période.  D’ailleurs c’est le seul moment où il est parfaitement acceptable de demander à une personne combien elle a pris. Nous devenons une enveloppe pour ce bébé qui appartient apparemment un peu aux autres. 

Et puis après on accouche et la c’est festival ! “Tu devrais allaiter / ah mais pourquoi tu t’embetes à allaiter, on est en 2016 / tu le laisses pleurer ? / tu devrais le laisser un peu pleurer il va faire des caprices” et ainsi de suite, à l’infini.  Et mon fils n’a même pas un an, donc je pense qu’avec l’éducation ça doit être pareil ! Ça promet  ! 

Étrangement, on fait plutôt ses réflexions aux mamans. Comme si elles s’occupaient seules des enfants, comme si les papas n’étaient pas responsables des enfants au même titre que les mamans (non eux on les félicite de s’occuper des enfants, c’est super mignon, même quand c’est pas parfait). 

Et puis il y a les “guerres” entre mamans.  Les pro et les anti allaitement, les pro et les anti “laisser bébé pleurer”, les pro et les anti petits pots industriels, etc. Mais arrêtons de mettre la pression comme ça aux mamans  (et aux gens en général d’ailleurs) ! Ça peut paraître naïf mais pour moi la meilleure façon de faire c’est celle qui ressemble aux parents (et je dis bien aux parents et pas qu’à la maman). On ne peut pas forcer les gens à faire semblant d’être quelqu’un d’autre avec leurs enfants (quel genre de message ça renvoie ?), et on ne peut pas tous faire la même chose (comme pour tout dans la vie), et c’est très bien comme ça.  Tant que les consignes de sécurité sont respectées et les enfants aimés et disposent de tout ce qu’il faut pour bien grandir, ou est le problème ? 

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L’éducation genrée ? 

Déjà avant de devenir maman je voulais une éducation équitable entre mes futurs enfants et je souhaitais respecter leurs tempéraments sans leur imposer un style de vêtements ou un style de jouets. Maintenant que je suis maman, je sais que j’essaie de le faire mais les stéréotypes ont la vie dure !

Source image : Google Images

Autant au niveau des jouets et même des pyjamas de tout petit bébé j’ai réussi à acheter du neutre à mon fils (aussi pas mal de bleu mais ça c’est une question de goût, j’adore cette couleur et je déteste le rose !). Je pense que pour les tout petits il est assez facile de trouver du “neutre” (qui en plus pourra servir pour numéro 2 et éventuellement numéro 3!). En terme de jouets, je continue sur ma lancée et comme j’achète principalement des objets en bois, je trouve que ça reste assez neutre, et je compte même lui offrir un poupon pour son premier anniversaire, car c’est un bébé très doux. 

Mais les vêtements ? Et bien je trouve que c’est plus difficile. Mon fils porte des combinaisons, des chemises, des pantalons et j’adore.  Mais quand je me projette avec une fille je me vois lui faire principalement porter des robes (parce que j’adore les robes). 

Je me demande du coup s’il est vraiment possible de faire une éducation non genrée ? Et en même temps la société est tellement faite de cette manière que je me demande s’il peut être difficile pour un enfant de ne pas être “comme les autres”. Ceci dit je trouve que pour les jouets ça se fait très bien. Alors est ce qu’il est juste nécessaire d’attendre un peu pour que les mentalités évoluent ? En attendant faut il aller jusqu’au bout du raisonnement ou privilégier le fait que notre enfant ne se sente pas trop différent en lui “enseignant” les codes de genres ? 

J’imagine que la question se pose surtout pour les touts petits puisque après les enfants affirment leurs goûts. Mais le font ils vraiment ou sont ils influencés par nous? Par les autres enfants? 

Le grand chamboulement 

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Crédit : photo personnelle

La grossesse et la maternité ont été pour moi (comme sûrement pour la plupart des parents), un grand chamboulement.  

Les premiers mois de ma grossesse  (il s’agit de mon premier enfant), j’ai clairement paniqué ! Est ce que je vais supporter de changer de vie ? Comment mon couple va survivre dans cette routine autour d’un bébé ? Comment vais-je gérer le passage d’une vie libre avec des sorties, des copines, à une vie centrée sur bébé et dans laquelle tour se prévoit à l’avance? Je ne voulais pas changer aussi, j’avais peur de n’être plus qu’une maman. Ça a duré jusqu’au 4ème mois de grossesse et du moment où j’ai senti les coups que donnait mon fils, j’ai vraiment commencé à me projeter. 

Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais pendant tout le reste de ma grossesse des tas de choses me sont revenus, sur mon enfance notamment. Au final ça m’a permis d’être en accord avec mes sentiments, de les accepter, de les accueillir. Et à la fin de ma grossesse je me sentais vraiment enfin “moi”. 

Puis j’ai accouché et j’ai adoré rencontrer enfin mon fils (même si,soyons  honnêtes, les nuits du début ont été plus que difficiles!). J’ai pas mal douté  de moi quand je n’en pouvais plus de ses pleurs ou que les crevasses et la fatigue me donnaient envie d’arrêter l’allaitement. Comme la plupart des parents, j’ai eu peur de mal faire, et puis les nuits se sont améliorées  (ça a pris du temps) et l’allaitement s’est amélioré jusqu’à être un vrai plaisir partagé et j’ai commencé à affirmer mes choix aux gens qui me disaient de faire “comme ci ou comme ça”. Et ça a marché parce qu’aujourd’hui mon fils a 9 mois et est un bébé très souriant, très gentil, il pleure beaucoup moins et il est très sociable. 

De mon côté, jai bien sûr changé ! Un enfant ça change une vie, mais ce à quoi je n’avais pas pensé c’est que ça pouvait me changer “en mieux “. Je suis plus sûre de moi, je suis plus organisée, je me moque plus de ce qu’on pense de moi  (sûrement parce que j’ai plus important à faire !). Et depuis que j’ai repris le travail en septembre je me sens vraiment complète. Bref j’avais peur du changement mais aujourd’hui je ne regrette rien et je suis plus heureuse et accomplie !

Introduction 

Crédit photo : Google images 

Je suis Popie et après des années à hésiter à ouvrir un blog je me lance enfin ! Pas à visage découvert puisque je ne souhaite pas m’étaler sur internet, mais je trouve que les blogs sont un très bons moyens d’expression et permettent de partager avec des gens qui nous ressemblent (ou pas) sur des sujets divers. 

Une de mes appréhension avant de me lancer était de ne pas intéresser qui que ce soit mais avec le temps, disons que je m’en fiche un peu plus et que si une ou deux personnes sont intéressées c’est déjà super ! 

Ma seconde appréhension concerne les commentaires très limites que des gens très lâches et psychiatriquement un peu limites peuvent laisser sur internet sans se soucier de heurter les autres (qui sont souvent du genre “j’attaque mais je supporte pas qu’on me réponde parce que j’ai envie d’être tout puissant”). 

Voilà je me lance donc dans cette aventure et j’espère ne pas trop vous ennuyer !